Au milieu de la nuit désertique
Marche un homme sans âge
Le visage d'un enfant angélique
Mais le c½ur d'un vieux sage
Il marche seul avec ses pensées
Qu'il s'amuse à ressasser
Ces tristes pensées qui l'enchaînent à Terre
Alors qu'il aspire au grand Air
Sa mémoire lacérée ne cesse de pleurer
Le visage angélique est devenu mélancolique
Et le c½ur de sage, neurasthénique
Il souhaite tout abandonner, enfin souffler
Il serait si simple de se laisser aller
Fermer les yeux et dormir
Tout oublier, ne plus souffrir
Ne plus avoir ni tristesse, ni regret
Ne rien ressentir, ne rien voir
Et disparaitre sans s'en apercevoir
S'évanouir dans la nuit
S'évaporer sous le soleil de minuit
Mais il reste dans le c½ur de cet homme
Une part de courage et de fierté
Une infime part de c½ur qui le somme
De se relever et de continuer à avancer


